KLM uses cookies.

KLM’s websites use cookies and similar technologies. KLM uses functional cookies to ensure that the websites operate properly and analytic cookies to make your user experience optimal. Third parties place marketing and other cookies on the websites to display personalised advertisements for you. These third parties may monitor your internet behaviour through these cookies. By clicking ‘agree’ next to this or by continuing to use this website, you thereby give consent for the placement of these cookies. If you would like to know more about cookies or adjusting your cookie settings, please read KLM’s cookie policy.

Votre navigateur ne semble pas à jour.
Pour utiliser en toute sécurité toutes les fonctionnalités de KLM.com, nous vous recommandons de mettre à jour votre navigateur, ou d'en choisir un autre. Si vous poursuivez avec cette version, certaines parties du site internet pourraient ne pas s'afficher correctement, ou ne pas s'afficher du tout. La sécurité de vos informations personnelles est par ailleurs mieux préservée avec un navigateur mis à jour.

 

Pubs de quartier empreints d'histoire

Pendant l'apartheid, la plupart des pubs étaient interdits à la population noire. Des bars illégaux firent donc leur apparition dans les townships ; les gens s'y retrouvaient pour boire un verre, débattre et écouter de la musique. Dans l'Afrique du Sud actuelle, ces « shebeens » sont devenus des destinations prisées. Vous pouvez y siroter une boisson dans une ambiance décontractée, en compagnie de locaux.

Le mot « shebeen » vient du mot irlandais « Sibin » qui désigne un whisky illégal. Pendant l'apartheid, les shebeens n'avaient pas l'autorisation de vendre de l'alcool. Celui-ci était traditionnellement distillé ou brassé à la maison, généralement par les femmes, appelées les « reines du shebeen ». Ces shebeens servaient de débit de boissons, mais ils représentaient également un lieu de rencontre pour les politiciens, activistes et avocats noirs, qui s’y rendaient pour parler librement de questions sociales et politiques ; les shebeens sont donc indissociables de la lutte anti-apartheid.

Un shebeen à chaque coin de rue

Aujourd'hui, les shebeens possèdent un permis de vente d’alcool et se sont transformés en pubs de quartier conviviaux et plaisants. Les habitués seront heureux de vous relater l'histoire de leur quartier tout en dégustant une bière « classique » ou un « Umqombothi », une bière africaine traditionnelle à base de maïs. On y joue souvent de la musique live, du jazz au reggae, mais les shebeens accueillent également des DJ qui jouent du « kwaito », la version sud-africaine de la house music. La plupart des shebeens servent des repas simples et traditionnels (et parfois très épicés).
Dans les townships, on trouve des shebeens à presque tous les coins de rue. Certains ne sont guère plus que quatre murs avec un toit en tôle ondulée, tandis que d'autres sont devenus des endroits branchés très populaires. Le Wandie's Place de Soweto, dans le quartier Dube, est l'un de ces endroits branchés. Dans les années 80, son propriétaire, Wandile Ndala, sélectionnait ses clients avec soin, de peur que son commerce illégal ne soit dénoncé. Aujourd'hui, tout le monde sait où le trouver et il a même accueilli des clients célèbres tels que Richard Branson, Will Smith et Chris Rock.

D'autres shebeens n'ont pas changé au fil des années. Le Robby's Place, à Pimville, par exemple, où les dirigeants de l'ANC signèrent la Charte de la Liberté en 1955, est toujours un lieu décontracté, où l'on peut venir boire un verre en toute simplicité. Tysons (également à Pimville), Vardos (à Mapetla), The Rock (à Rockville) et Boyce (à Diepkloof) sont d'autres shebeens très populaires.

Lieu branché à Greenside

Si le Mamma's (situé à Greenside) n'existe que depuis 2003 et qu'il ne peut pas se vanter d'un passé illustre, il représente néanmoins l'un des plus célèbres shebeens de Johannesburg. L'intérieur coloré rend justice aux townships : le motif zébré qui orne les murs crée une ambiance africaine chaleureuse, l'atmosphère y est agréable et le choix de cocktails varié. Le soir, la fête démarre au moment où le DJ commence à passer de la musique. Vous pouvez venir y écouter de la musique live le dimanche après-midi, tout en vous relaxant autour d'un verre.